Ils claquent tout pour retourner a la terre (Episode 1)

Photo copyright Phil Norton www.philnorton.com 613-476-1167 2003   File Name : DSC_7835.JPG  File Size : 2.8MB (2902652 bytes)  Date Taken : Wed, Aug 20, 2003 6:29:31 AM  Image Size : 3008 x 2000 pixels  Resolution : 300 x 300 dpi  Bit Depth : 8 bits/channel  Protection Attribute : Off  Camera ID : N/A  Camera : NIKON D100   Quality Mode : N/A  Metering Mode : Spot  Exposure Mode : Aperture Priority  Speed Light : No  Focal Length : 17.0 mm  Shutter Speed : 1/200 seconds  Aperture : F5.0  Exposure Compensation : 0.0 EV  White Balance : N/A  Lens : N/A  Flash Sync Mode : N/A  Exposure Difference : N/A  Flexible Program : N/A  Sensitivity : N/A  Sharpening : N/A  Image Type : Color  Color Mode : N/A  Hue Adjustment : N/A  Saturation Control : N/A  Tone Compensation : N/A  Latitude(GPS) : N/A  Longitude(GPS) : N/A  Altitude(GPS) : N/ACertains d’entres vous se reconnaissent dans le parcours entamé  de Marianne, d’autres en rêvent.

Pour les intéressés voici 2 liens qui font la promotion de la permaculture pour ceux qui souhaitent quitter les villes et démarrer un projet agricole économiquement autonome.

http://www.neo-agri.org/

http://www.fermesdavenir.org/

Marianne a 33 ans. Pendant 7 ans, elle travaille dans une association en région parisienne en tant que Webmaster. Le déclic ? Elle l’a eu au début de l’année 2014. En réalité, c’était plus une claque qu’un déclic. Une overdose de stress. « Un jour, on m’a fait une simple remarque sur un projet compliqué. Ca a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’ai fondu en larmes au boulot. J’étais sur le fil du rasoir depuis des mois : je suivais une formation, je vivais une relation amoureuse naissante, ma fille venait d’entrer au collège… »

Pourtant Marianne aimait son travail, aussi passionnant que stressant, prenant souvent le pas sur sa vie personnelle. Mais sept ans de course effrénée sans jamais s’arrêter, sans jamais se ressourcer tout ça en élevant sa fille seule ont eu raison de sa santé. Quand le diagnostic du médecin tombe “Burn out” suivi d’un arrêt d’un mois, la jeune femme ne veut pas y croire.  “A mon sens j’avais juste besoin de quelques jours de repos pour me remettre les idées en place.”  Pourtant, lors de cet arrêt forcé, Marianne prend conscience de l’état dans lequel elle se trouve. Et réalise que sa vie en vrai n’a pas grand chose à voir avec celle à laquelle elle aspirait…

Après 1 mois de réflexion et de repos, Marianne ne se sent pas encore prête à tout quitter, elle retourne donc travailler. Au bout de 2 jours elle craque à nouveau. “En larmes à 9 heures simplement en lisant mes mails. Je me vois encore seule dans mon bureau, une seule idée résonnait dans ma tête : comment ai-je pu en arriver là ?” La vie de de citadine n’est sans doute plus faite pour celle qui a grandi au fin fond de la campagne normande. “J’ai passé plus de temps à m’occuper des poules, à grimper dans des arbres et à pêcher des dytiques (des insectes aquatiques) dans l’étang qu’à me promener dans des villes.” Cette ville l’a coupée de ses racines.  « Je ne voyais même plus l’évolution des arbres au fil des saisons”.

C’est décidé, la jeune femme retournera à l’essentiel. L’essentiel pour la trentenaire, c’est se reconnecter au rythme réel de la vie et donc de se tourner vers la nature et les animaux. Son changement de vie se fera par l’agriculture. “ Depuis des années, je sais que je ne suis heureuse qu’en ayant les mains dans la terre… A mon grand désespoir, dans un appartement c’était difficile…”

Marianne décide donc de s’installer en “maraîchage biologique diversifié”, elle prépare en ce moment un BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole). Son objectif ?  Produire des légumes de bonne qualité tout en favorisant les modes de commercialisation locaux. Un classique chez les néo-ruraux. “L’idée de circuit court, de contact direct producteur consommateur est au coeur de mon projet. Je veux trouver un lieu de vie qui puisse me permette cette activité. J’aimerais bien aussi avoir une petite basse cour. L’idée est d’être la plus autonome possible.”

“J’aurais voulu me faire une expérience plus concrète, par du woofing par exemple, mais je vis seule avec ma fille, alors je ne peux pas non plus foncer sans assurer mes arrières”. A la suite de sa formation, Marianne aimerait travailler comme salariée pendant au moins un an, le temps de trouver le lieu de ses rêves et de bien définir tous les aspects de son projet.

Mis à part ses week-end qui seront désormais chargés, Marianne pense ne jamais regretter sa vie d’avant. Ce qui ne l’empêche pas de douter. “Ma peur principale est que mes proches ne s’y retrouvent pas, en particulier ma fille. Pour l’instant elle réagit bien. Mais tout ça manque un peu de concret encore… Mon autre inquiétude est de ne pas réussir à monter un projet économiquement viable, parce que les rêves c’est bien mais il faut les rendre vivables.”

Sa vie dans 10 ans ? Cette interrogation la fait sourire. « Je me suis très souvent posée la question avant tout ça et je n’arrivais pas à me projeter du tout. Aujourd’hui, je m’imagine dans une ferme, travaillant avec d’autre producteurs. D’ici là j’aurais appris la traction animale et j’expérimenterais de nouvelles manières de cultiver. ” On se retrouve en 2025 ?

Source:

http://blog.laruchequiditoui.fr/ils-claquent-tout-pour-se-mettre-a-la-terre-episode-1/

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