Srebrenica: la controverse

Srebrenica_massacre_memorial_gravestones_2009_1Il y a 20 ans, une guerre entre peuples qui vivaient ensemble durant des siècles a finalisé la Balkanisation de l’ex-Yougoslavie. Une guerre n’est jamais propre, et celle ci ne fait pas exception. Les deux parties du conflits se sont adonnés a des massacres. Celui de Srebrenica a été utilisé pour justifier un bombardement intense de la part de l’armée ‘de paix’ l’OTAN.

Voici un article ou la version officielle est remis en question. Ne croyons pas aveuglement ce que les médias de masse nous disent. Si ils nous ont mentis sur d’autres massacres et guerres, pourquoi pas celle ci. L’article est ecrit par Edward Herman, professeur et analyste, auteur. Son ouvrage le plus connu, Manufacturing Consent (avec Noam Chomsky), paru en 1988.

C’est désormais un rituel, tous les ans, au mois de juillet, on commémore le fameux « massacre de Srebrenica », qui remonte au 11-16 juillet 1995. Selon la version définitivement instituée, « huit mille hommes et jeunes garçons musulmans bosniaques » furent alors exécutés sommairement par les Serbes, « le plus épouvantable massacre de masse commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Que plusieurs centaines d’hommes aient été exécutés dans les parages de Srebrenica en juillet 1995 ne fait aucun doute, car on a retrouvé dans les fosses 443 cadavres aux mains liées et « au moins » 448 avaient les yeux bandés. Mais il n’existe aucune preuve sérieuse que davantage de musulmans bosniaques aient été exécutés à Srebrenica qu’il n’y eut de civils tués par les forces croates au cours de l’Opération Storm et du mois qui suivit. Il est clair que dans cette bataille les Serbes de Bosnie étaient d’humeur vengeresse car la « zone sécurisée » de Srebrenica était de longue date un sanctuaire des forces musulmanes bosniaques, d’où elles lançaient régulièrement leurs attaques contre les villes et villages serbes des alentours. Un grand nombre d’entre eux avaient fait les frais de ces attaques qui firent en quelques années des milliers de victimes, avant juillet 1995. Nacer Oric, qui commandait les forces musulmanes bosniaques pendant toute cette période se vantait d’ailleurs ouvertement de ces massacres devant les journalistes occidentaux, leur montrant même des vidéos de décapitations et claironnant qu’au cour d’un seul de ces raids, 144 Serbes avaient été tués. Quelle aubaine cela aurait été pour le TPIY si de pareils aveux et de telles vidéos avaient pu être produits contre Karadzic, Mladic ou Milosevic ! Mais vu qu’ils ne permettaient d’accuser que le défenseur présumé d’une population victime, les crimes d’Oric n’intéressaient personne. Le général Morillon, qui avait commandé les forces de l’ONU dans la région de Srebrenica, avait pourtant témoigné devant le TPIY que selon lui, la brutalité des Serbes dans cette zone de combats s’expliquait largement par la violence dont les musulmans bosniaques d’Oric avait fait preuve avant juillet 1999. Mais cet aspect du contexte n’est évoqué nulle part, ni dans la résolution de l’Union Européenne de janvier 2009, ni dans les discours et analyses relatant le drame de Srebrenica aux commémorations de juillet 2010.

http://www.michelcollon.info/Srebrenica-15-ans-apres.html?lang=fr

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