Constat de l’état de la terre, des bêtes et des hommes

Une belle citation de Claude Bourguignon, ingénieur agronome et excellent orateur. Regardez les nombreuses vidéos sur ce blog ou il explique pourquoi l’agriculture conventionnel tue la terre et tue ceux qui vivent dedans. Les verres de terres sont entrain d’être tués en masse dans nos terres agricoles, alors que c’est elles qui fabriquent la terre. La masse de l’ensemble des verres de terre est supérieur a la masse de tous les animaux sur terre et dans les mers.

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Les vers de terre sont omniprésents dans les sols tropicaux ou tempérés (sauf quand ils sont très acides). Au sein de la diversité d’organismes peuplant le sol, ils représentent le groupe dont la biomasse est la plus importante. Leur diversité taxonomique est très importante (3 627 espèces lombriciennes recensées en 1994 ; estimées à 7 000, voire beaucoup plus, au total).

Leur présence varie selon les milieux. Ainsi on peut trouver 10 individus/m² dans une forêt d’épicéas tempérée, 30 individus/m² dans une prairie maigre, 250 individus/m² dans une forêt de feuillus ou un champ et jusqu’à 500 individus/m² dans un pâturage. L’épandage de fumier solide de bovin, dans une proportion de 50 tonnes à l’hectare par année, augmente le nombre de Lumbricus terrestris (anéciques) de près de 250 %, leur nombre dépassant 1000 individus/m², ce qui représente 5 tonnes de vers de terre à l’hectare4.

Des recensements montrent généralement que cette abondance est beaucoup plus réduite au sein des parcelles agricoles labourées et monoculturales ou en présence de pesticides5. En effet, depuis un siècle, certains terrains sont passés de 2 tonnes de vers de terre à l’hectare à 50 kg ou moins.

Selon les sols, le climat et les espèces de lombrics, on estime entre 40 et 120 tonnes de turricules qui sont excrétés par an et par hectare, autrement dit toute la terre d’un jardin ou d’un champ passe dans le tube digestif des lombrics en une cinquantaine d’années4.

Il existe des espèces aquatiques, dont par exemple en France Criodrilus lacuum (ou Criodile selon le Larousse de 1890 qui le définit comme « Lombric aquatique dont la tête est soudée à l’anneau buccal »6).

Sources:

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