Analyse: Les réfugiés Syriens

520dfc066Voici 2 articles sur la situation des réfugiés de guerre Syriens. Deux analyses politiques, sans le mielleux sentimentalisme que l’on trouve sans cesse dans les médias ces derniers jours. Il est important de prendre du recul, d’analyser la situation de façon pragmatique. La masse est toujours manipulée par les émotions, élevons notre conscience géopolitique.

Si les médias de masse s’en mêlent, il est important d’en comprendre le pourquoi.

Syrie : Que nous prépare l’Occident après sa guerre destructrice et son terrorisme ?

Les épisodes de la conspiration du bloc occidental contre la Syrie ne sont pas encore épuisés, chaque jour nous amenant son lot de détails inattendus.

Malgré les dispositions très claires [du côté syrien] en faveur du « processus politique » et le souci international de parvenir à ladite « solution politique », abstraction faite de la situation sur le terrain, les cellules des Renseignements occidentaux continuent à fabriquer de nouveaux épisodes dont l’impact sera probablement encore plus grave que celui des groupes terroristes qu’ils nous ont expédiés des quatre coins du monde.

Aujourd’hui, les médias internationaux portent toute leur attention sur l’immigration syrienne en direction du continent européen, via la Turquie et la Grèce par la mer, puis à travers la Serbie, la Hongrie et l’Autriche vers l’Allemagne devenue le plus grand rêve du moment, en attendant une possible extension vers la Suède et d’autres pays scandinaves.

Une attention qui se concentre sur l’atroce souffrance de ces « migrants » et plus particulièrement sur les récentes tragédies de ceux qui ont péri, noyés en mer ou étouffés par manque d’air dans les camions des passeurs, et parfois sous le feu des gardes-frontières lors de leur tentative de passage à travers les barbelés clôturant certaines régions.

Devons-nous porter un regard innocent sur le rôle des médias occidentaux si subitement concernés par cette vieille « nouvelle » souffrance vécue par ces migrants ?

L’immigration clandestine a commencé et ne s’est jamais interrompue depuis le début de la guerre sur la Syrie. Ses chemins vers l’Europe sont connus de tous. Les migrants vivaient les mêmes horribles tragédies qu’à l’heure actuelle, mais n’étaient pas les bienvenus dans la plupart des pays de l’Union européenne ; lesquels, dans leur grande majorité, ont adopté des programmes spéciaux pour en recevoir un nombre limité ayant des profils spécifiques susceptibles d’être intégrés dans leurs diverses sociétés et ont adopté des lois organisant leur accueil ainsi que leur répartition en fonction de leur maîtrise de certaines disciplines scientifiques, notamment en médecine et en ingénierie, pour profiter de leur expérience dans les zones rurales. Ceci, parallèlement à des programmes d’enseignements techniques pour les plus jeunes destinés à rejoindre, une fois leur formation achevée, des régions fixées par avance.

Ce qui nous amène à poser beaucoup de questions qui se résument en une seule : « Que nous cachent-ils encore ? ».

Maintenant que leur guerre terroriste contre nous a épuisé une grande partie de nos ressources, l’organisation de l’immigration de nos jeunes commence à prendre de très graves proportions qui laissent à penser qu’un nouveau plan est en cours de préparation pour vider la Syrie de ses compétences humaines et scientifiques, en jouant sur la corde sensible de la « souffrance insupportable des migrants » auprès de l’opinion publique européenne en premier et occidentale ensuite.

Telle est ma conviction et probablement qu’ils ne tarderont pas à décréter des règles concernant les seuls « migrants de Syrie », certains pays allant jusqu’à adopter des résolutions onusiennes portant exclusivement sur ces malheureux « jeunes syriens » condamnés à l’immigration, avec tous les flots de larmes et de lamentations témoignant de leur sincère intention de leur sauver la vie et l’avenir…

Un dernier plan qui, en effet, viderait considérablement la Syrie de cette catégorie d’âge susceptible de combattre le terrorisme et de reconstruire le pays ; ce qui signifie la poursuite de la politique guerrière occidentale par d’autres moyens qui atteindraient les mêmes objectifs, en cas d’échec de leurs opérations incessantes d’extermination, de destruction et d’extension du terrorisme.

C’est là une conviction douloureuse et une situation qui exige la mise en place de mécanismes nationaux vigilants à l’égard de cette campagne médiatique probablement momentanée coïncidant avec l’approche de solutions politiques contraignantes, soutenues par des garanties internationales attendues.

Moustapha Al-Mikdad
Écrivain et journaliste syrien résidant à Damas
31/08/2015

La stratégie humanitaire américaine

Chacun sait que le pavillon noir humanitaire est coutumier à la piraterie des U.S.A. et qu’ils ne font tonner leur artillerie qu’après avoir fait entendre le cri humanitaire, comme ils le firent dans leur première grande expédition impérialiste à Cuba, du même type que celui que les agences font pousser au monde par la photographie de l’enfant sur la plage, mort avec son frère et sa mère, en tant de rejoindre une île grecque.

Les soi-disant migrants que l’on voit partir sur les routes européennes, avec l’assentiment des autorités turques, ont un encadrement politique qui prend soin d’indiquer la fin de cette croisade humanitaire, la Jérusalem espérée, qu’est le pays de Mme Merkel sommée par la France après une dispute dont on n’a entendu que des éclats de presse, entre le défenseur volontaire des intérêts des U.S.A. et du pays où il débarquait naguère en disant dans un hébreu parfait qu’il était un ami pour toujours, pour reprendre les mots de son premier ministre à Strasbourg, et la Chancelière responsable d’un pays dont la solidité empêche encore la crise financière et économique U.S. de noyer les Européens.

Si le flux des réfugiés auxquels l’Allemagne est habituée, puisqu’elle a recueilli sur son territoire des millions de compatriotes chassés comme le furent les Palestiniens de chez eux, par ces mêmes administrations communistes qui fournirent des armes et des combattants à l’entité sioniste spoliatrice, dès le départ, continue ce sera un million et plus de personnes à assimiler par une économie ainsi affaiblie, à la grande satisfaction de l’Amérique dont le dessein est de former une Europe sans identité, un marché transatlantique de consommateurs, et qu’il faut donc ouvrir au monde. La photo du petit Aylan en est l’occasion, et le devoir de toute réflexion politique est de le dénoncer.

Pour quelle raison les réfugiés syriens refusent-ils, contre toute logique apparente, de séjourner en Hongrie ou ailleurs, ne serait-ce qu’en petit nombre ? Cest parce que ceux qui les encadrent, dont le voyage avec des passeurs à des taux élevés ne peuvent être payés qu’avec un financement externe, et le sont, nous le supposons par une probabilité très forte, par des O.N.G dépendant du NewbEndowment for Democracy, soit du gouvernement américain, ont des consignes de déstabilisation à appliquer, comme il l’ont fait en Syrie, en Ukraine et partout où le voudra le désordre organisé.

C’est une tromperie de croire ces réfugiés livrés à eux -mêmes. Ils ne peuvent se déplacer que parce qu’ils sont conduits. Le drame du petit garçon kurde est quotidien ; il meurt fréquemment des enfants ainsi, mais son cas est épinglé car il faut une action d’éclat pour mobiliser l’Europe et l’Allemagne humiliée par un Erdogan qui oublie que sans l’appui constant allemand, son pays s’arrêterait, afin d’éteindre l’incendie syrien ! Mais Erdogan est un pompier pyromane, nous comprenons son jeu, mais celui-ci va plus loin qu’on ne l’a dit, car ses injures démagogiques sur l’Europe fossoyeuse des Syriens, montre qu’il veut couper son pays entièrement de toute future candidature à l’Europe réelle, et se réserver pour ce grand marché atlantique dont la finance américaine, soucieuse d’écouler ses produits, couvrir l’Europe.

Que cette initiative se produise, franchisse une étape, sous faux drapeau humanitaire, dans un moment où la Russie resserre, par la modernisation de sa base et ses rangs avec la Syrie et l’Iran n’est pas innocent.

Pierre Dortiguier
05/09/2015

Source: LelibrePenseur.org

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