Manger du poisson: dilemme entre omega-3 et metaux lourds

6b0bfb0db7_43856_MercuryFoodChainMercureBioconcentration-frFLLe poisson (et généralement les produits de mer) représente une excellente source de graisse animale, en particulier la fameuse oméga-3. Il est recommandé d’en manger au moins 2 fois par semaine. Malheureusement, nos mers et océans sont contaminés par des métaux lourds comme le plomb et le mercure. Ces éléments se retrouvent donc aussi dans nos poissons.

Alors que faire? Manger du poisson ou ne pas en manger? La réponse dans la lettre de Neo-nutrition ci-dessous.

Le superaliment qui gobe le mercure

Si vous mangez régulièrement du poisson et des produits de la mer, voici une stratégie toute simple qui peut vous intéresser.

Il existe une algue, bien connue, qui a la capacité de se lier au mercure (et aux autres métaux lourds comme le plomb, le cadmium, etc.)

Elle s’appelle la chlorella.

La chlorella se vend (bon marché) dans de simples gélules, ou en capsules. Vous la trouvez évidemment sous forme bio.

Lorsque vous faites un repas de poisson ou de fruits de mer, donc, et que vous redoutez une augmentation des métaux lourds dans votre corps, vous pouvez tout simplement prendre une gélule de chlorella au milieu ou à la fin de votre repas.

Ainsi, directement dans votre estomac, avant même qu’elles ne soient absorbées par votre intestin, les molécules de mercure et autres métaux lourds se lieront à la chlorella et vous les éliminerez par la voie intestinale normale.

C’est un moyen simple, pratique et bon marché d’éviter que ne s’accumulent trop vite les métaux lourds dans votre corps. Et cela vous évitera de faire une véritable « chélation », dont les inconvénients pour la santé et le coût sont importants (voir plus loin).

Pourquoi les poissons et fruits de mer contiennent du mercure

Dans les milieux aquatiques, le mercure élémentaire réagit pour former un composé organique toxique : le méthylmercure (MeHg). Présent à de faibles concentrations dans l’eau de mer ou les sédiments, le méthylmercure se concentre et s’accumule dans les tissus des organismes vivants tout le long de la chaîne alimentaire : c’est la « bioaccumulation ». C’est la raison pour laquelle on en retrouve chez les prédateurs des niveaux supérieurs de la chaine alimentaire, que sont la plupart des gros poissons que nous consommons : thon, requin, brochet, espadon.

Quant aux coquillages, moules, huîtres, coquilles Saint-Jacques, homards et langoustes, ils filtrent l’eau de mer en permanence et retiennent aussi dans leurs tissus une partie des métaux qui s’y trouvent naturellement, ou parce qu’ils ont été rejetés par l’homme dans les océans.

Cela ne veut pas dire qu’il faille arrêter de manger des produits de la mer. Au contraire, malgré les métaux lourds, plusieurs études scientifiques ont montré qu’ils restent très bénéfiques à la santé. Ils apportent de bonnes protéines et des oméga-3. La consommation de poisson deux fois par semaine réduit notamment le risque de dépression de 25 % chez les femmes [1].

Mais prendre à chaque repas de produits de la mer une simple gélule de chlorella diminuera fortement votre absorption des métaux lourds présents dans ces aliments.

Pourquoi il ne faut pas laisser s’accumuler le mercure dans votre corps

Le mercure est un métal lourd. Il est nocif pour le système nerveux. Or, lorsqu’il pénètre dans votre corps (par le tube digestif ou par la peau), il se fixe dans vos tissus adipeux (gras) dont, malheureusement, votre cerveau qui est constitué à 80 % de graisses.

Il exerce ensuite des effets délétères en bloquant nos enzymes, entraînant des problèmes neurologiques. Il est particulièrement dangereux sur le cerveau du fœtus et a récemment été associé à l’hyperactivité [2].

C’est un inconvénient qui ne va faire qu’empirer dans les années qui viennent, du fait de l’accroissement des polluants dans les mers et océans.

Toutefois, il faut se garder (comme toujours) de tout catastrophisme. Beaucoup de gourous sur Internet exagèrent totalement la gravité, et surtout la fréquence, des intoxications au mercure. Ce sont généralement les mêmes personnes qui vous conseillent ensuite un protocole de chélation (protocole d’élimination des métaux lourds) à base de plantes et de produits naturels, en réalité inefficaces pour ce problème.

Si une véritable intoxication au mercure est possible, et est à prendre très au sérieux, elle est aussi beaucoup plus rare qu’on ne l’imagine. Comme elles sont rares, elles sont aussi plus difficiles à diagnostiquer par les médecins, qui ne s’alarment que si l’intoxication est flagrante, par exemple avec un enfant qui casse un thermomètre au mercure et le porte à sa bouche ou dans le cas d’un accident industriel.

La chélation (élimination des métaux lourds) efficace contre les maladies cardiaques

Néanmoins, il a aussi été prouvé scientifiquement aujourd’hui que la chélation entraîne des bienfaits pour la santé, en particulier contre les maladies cardiaques.

Lors d’un congrès organisé par l’American College of Cardiology à San Francisco, des chercheurs ont présenté les résultats d’une étude sur 1 700 personnes dans laquelle la chélation des métaux lourds a amélioré de manière significative la santé de personnes ayant déjà connu un accident cardiovasculaire. Le responsable de l’étude, le Dr Lamas, a déclaré lors du congrès : « Nous avons transformé ce qui était une thérapie alternative douteuse en réelle science et avons eu des résultats étonnants. »

Mais ces protocoles de chélation nécessitent l’utilisation de molécules chimiques, capables d’aller attraper le mercure dans les cellules graisseuses où il est piégé. En attrapant le mercure, ces médicaments éliminent aussi les nutriments. C’est pourquoi il faut toujours accompagner une chélation d’une prise de multivitamines et minéraux.

Dans l’étude citée ci-dessus, seules les personnes qui ont suivi une chélation tout en prenant des multivitamines ont réellement réduit leur risque d’un nouvel incident cardiovasculaire (diminution significative du risque de 26 %) [3].

Mais dans tous les cas, l’idéal est d’éviter d’en arriver là.

Si une personne a réellement été intoxiquée au mercure et que sa santé est faible, le protocole d’élimination, qui va brutalement “libérer” et “mettre en circulation” une quantité importante de molécules de mercure que l’organisme avait patiemment et savamment “isolées”, “enkystées” et rendues inoffensives… peut être dangereux.

C’est pourquoi l’approche que je recommande n’est pas l’approche brutale, la « chélation » intégrale qui va vous nettoyer profondément en quelques jours ou semaines de tous vos métaux lourds.

Eliminez votre stock de métaux au fil du temps et de façon douce

Notre organisme dispose d’une molécule naturelle capable d’éliminer progressivement le mercure.

Mais le processus est lent. Surtout, il est entravé par l’arrivée constante de nouveaux polluants.

D’où l’intérêt de limiter votre absorption de métaux lourds chaque fois que vous le pouvez.

C’est pourquoi je recommande la consommation régulière de chlorella, une algue qui a la capacité de se lier aux métaux lourds dans votre alimentation et de les entraîner hors du corps, en douceur. Vous permettrez ainsi à votre corps d’éliminer au fil du temps vos stocks de métaux.

La quantité de chlorella recommandée pour optimiser le phénomène est de 4 g, chaque fois que vous mangez du poisson ou des fruits de mer.

Attention au choix de votre chlorella

Attention à vous assurer du lieu de provenance de la chlorella car, dans la mesure où celle-ci attire les métaux lourds et les polluants, elle peut être facilement contaminée. C’est une plante qui nettoie la planète comme elle nettoie notre corps, donc elle ne doit être cultivée et conditionnée que dans les normes de pureté les plus strictes.

Assurez-vous donc d’acheter de la chlorella chez un vendeur de confiance qui accepte de vous fournir les fiches d’analyses techniques garantissant l’absence de polluants.

Posez ces questions à l’entreprise qui vous fournit la chlorella :

  • À quelle fréquence analysez-vous les lots de chorella ?
  • Avez-vous des certificats de respect des conditions de production en agriculture biologique ?
  • Est-ce de la chlorella issue d’un milieu naturel, ou de bassins artificiels (ceux-ci sont plus faciles à contrôler) ?
  • Le producteur vérifie-t-il la contamination aux métaux lourds ?

Des vertus supplémentaires

Les effets bénéfiques de la chlorella ne se limiteront pas à vous protéger contre les métaux lourds.

Il s’agit en effet d’une plante d’une exceptionnelle qualité nutritive. Après la dernière guerre, on a même cru qu’elle pourrait résoudre le problème de la surpopulation, mais sa production nécessite trop de soin, et est donc trop coûteuse pour qu’elle puisse servir d’aliment de base.

La chlorella contient 60 % de protéines et tous les acides aminés essentiels, ce qui en fait un excellent aliment pour les végétariens. De plus, elle est riche en vitamines B, en GABA (pour le moral), en folate, en vitamine B12 et en fer.

Ses vertus pour la santé sont très nombreuses. Elle serait efficace contre la fibromyalgie, ferait légèrement baisser l’hypertension, et pourrait avoir un effet préventif anticancer, selon des études sur les animaux [4].

Rendez-vous ici pour vous procurer de la chlorella bio de qualité (lien cliquable).

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Source: SanteNatureInnovation.fr

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