Fukushima du Brazil

arton8497-812adFR: Le Japon a eu le tsunami suivi de l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, voici que le Brésil vit l’équivalent. Une catastrophe pour la faune et la flore d’une grande ampleur. Cette fois ci, l’erreur est attribuée a un délaissement de l’entretiens des barrages des eaux polluées et contaminées par des métaux lourds des mines.

NL: Japan heeft de tsunami gevolgd door explosie van de kerncentrale gekend, en nu heeft Brazilië een gelijkaardige catastrofe. Door het breken van 2 dammen die afvalwater van de mijnbouw ophielden ontstond er een ware modderrivier die nu uitmondt in de zee. Inlands heeft deze modderrivier zware schade aangericht aan het fauna en flora door het hoge gehalte aan zware metalen en toxische chemische producten in het gecontamineerd water. De mijnbouwbedrijven bespaarden op onderhoudskosten van de dammen, lang leve ultra-kapitalisme. Men spreekt van de ergste catastrofe in Brazilië.

 

NL: artikel onder de Franstalige tekst.

Il y a deux semaines, la rupture de deux barrages miniers a libéré des dizaines de millions de mètres cubes de boue polluée dans le Minas Gerais. Depuis, la coulée fraye inexorablement son chemin vers l’océan, provoquant un désastre sur les écosystèmes.

Près de deux semaines après l’accident survenu près de Mariana, dans l’État du Minas Gerais, le 5 novembre, le littoral brésilien est maintenant lui aussi touché par la pollution engendrée par la fuite de déchets issus de l’extraction minière.

La catastrophe a d’abord provoqué la mort de sept personnes et la disparition de quinze autres. Une localité a été rayée de la carte (Bento Rodrigues) en plus des villages inondés.

Et près de 60 millions de litres d’un mélange constitué de terre, de silice, de résidus de fer, d’aluminium et de manganèse (l’équivalent de 24 piscines olympiques, précise le journal Folha de S. Paulo) se sont déversés dans le Rio Doce (la douce rivière), le cinquième plus grand fleuve du Brésil. En quelques jours, des millions de poissons sont morts d’asphyxie et les habitants surnomment désormais ce fleuve le « Rio Morto » (la rivière morte).

Le mélange échappé du barrage n’est pas directement toxique pour l’être humain, disent les autorités, qui conseillent pourtant de jeter tous les objets et vêtements qui ont été en contact avec la boue. Les spécialistes, eux, expliquent que ce mélange pourrait agir comme une « éponge » qui piège les autres polluants. Quelques jours après le passage des eaux contaminées, des relevés ont ainsi montré un taux anormalement élevé de mercure à quelques kilomètres de la catastrophe. D’autres sources évoquent la présence de plomb, de cuivre et de divers métaux lourds.

Actuellement, ce sont plus de 500.000 personnes qui sont privées d’eau pour les approvisionnements domestiques et agricoles, le long des 850 km qui séparent Mariana et l’océan Atlantique. Des barrages et des usines de captation sont à l’arrêt à cause des déchets flottants et des tonnes de poissons morts. Par ailleurs, près de 600 personnes ont été déplacées à cause de la subite élévation des eaux. Par sa quantité et sa composition, cette vague de boue, qui progresse à la vitesse de 1,2 km/h, affecte toute une région pour au moins les cent prochaines années.

« Plusieurs siècles pour que la nature reconstitue un sol fertile »

Là où le « Fukushima brésilien », comme le désignent les internautes [1], a recouvert les terres, plus rien ne pourra repousser avant de longue années. « Ce type de résidu d’extraction est totalement infertile car il ne contient pas de matière organique », explique Mauricio Ehrlich, professeur de géo-ingénierie à l’Université de Rio de Janeiro (URFJ), « il faudra plusieurs siècles pour que la nature reconstitue un sol fertile ».

Plus graves encore que la création de cette zone de désert infertile, sont les conséquences fluviales et maritimes. Dans les premiers jours, les particules boueuses en suspension dans l’eau, en empêchant le passage des rayons du soleil, ainsi que la bonne oxygénation de l’eau, ont provoqué la mort d’une grande partie de la faune et de la flore. Les pêcheurs et les volontaires se sont démenés jour et nuit pour tenter de sauver poissons, crustacés et tortues sur le littoral avant l’arrivée de la vague. Et pourtant, même s’il est encore trop tôt pour le dire, les scientifiques craignent que certaines espèces endémiques de la région aient définitivement disparu, car la catastrophe a eu lieu en pleine période reproductive de nombreuses d’entre elles. Le pH (acidité) de l’eau se trouve également altéré, ce qui va continuer d’affecter durablement la reproduction animale et végétale. Selon plusieurs experts, dix ans au moins seront nécessaires avant que réapparaisse un semblant de vie aquatique.

Les preuves d’une négligence de maintenance

Enfin, le système hydrologique de la région est bouleversé par cet apport exceptionnel de sédiments en grande quantité, affectant le tracé et le volume des cours d’eau. La création de « poches de stagnation » et la perturbation des courants ont aussi un effet sur les écosystèmes, des fonds fluviaux aux berges. Les conséquences sur les nappes phréatiques sont pour l’instant peu connues, mais des contaminations sont à craindre. Des pollutions liées à la décomposition des animaux et des poissons morts commencent à préoccuper les autorités sanitaires. Par ailleurs, l’essentiel de la coulée de boue n’ayant pas encore atteint l’océan – seulement les particules très légères – les conséquences sur l’écosystème marin ne sont pas encore estimées.

Le responsable des barrages est l’entreprise Samarco, qui appartient au groupe minier brésilien Vale et à l’anglo-australien BHP Billiton. Le ministère public de l’État du Minas Gerais a affirmé que la rupture du barrage n’était pas un accident et qu’il rassemblait les preuves d’une négligence de maintenance. Une première amende de 250 millions de réaux (61 millions d’euros) a été infligée et annoncée par la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Mais les experts estiment que la facture devrait se chiffrer plutôt en milliards.

 

 

 

Twee weken nadat twee dammen instorten bij een Braziliaanse ijzerertsmijn, heeft de giftige modderstroom die daarop volgde de Atlantische Oceaan bereikt. De modder legde meer dan 500 kilometer af, en stroomt nu door de riviermonding van de Rio Doce recht de oceaan in. Wetenschappers waarschuwen voor een van de grootste natuurrampen ooit.

De modderstroom veegde op 5 november het mijnwerkersdorpje Bento Rodrigues volledig van de kaart, en begon daarna zijn lange weg richting de oceaan. 11 mensen kwamen om, 12 zijn nog vermist. De bruine substantie bestaat uit allerhande gevaarlijke en giftige stoffen zoals kwik, arsenicum, chroom en mangaan. Een kwart miljoen mensen heeft geen drinkwater meer. Toch zegt Samarco, de eigenaar van de getroffen mijn, dat de modder geen gevaar betekent.

Het bedrijf heeft al 245 miljoen euro aan schadevergoeding betaald aan de overheid en probeert de planten en dieren langs de oevers van de rivier te beschermen met oliedammen. Arbeiders haalden de rivieurgeul leeg zodat de modder sneller de zee in kon stromen en zich kon verspreiden en minder schade zou aanrichten aan de precaire natuur rond de rivier en in de monding. In totaal stroomde 60 miljoen kubieke meter modder weg, goed voor 25.000 Olympische zwembaden.

Impact

Een lokale bioloog vertelde aan de BBC dat hij vreest voor het leven van de fauna en flora in de regio. De monding van de Rio Doce is een gebied met brak water waar veel dieren zoals dolfijnen, walvissen maar ook schildpadden komen om hun jongen te voeden en te paren. Volgens hem is de voedselvoorziening in een derde van de hele zuidoostelijke regio van Brazilië en in de helft van de Zuidelijke Atlantische Oceaan getroffen voor minimaal 100 jaar.

Ook in de rivier zelf is de impact groot, zo zegt Aloysio da Silva Ferrao Filho, onderzoeker in het vakblad Chemistry World. “De biodiversiteit is compleet verloren, verschilende soorten zijn volledig uitgeroeid.” Burgerbewegingen hebben de afgelopen week volop vissen gevangen en schildpadeieren verzameld om ze te beschermen. De vrees is onder andere dat de modder, die ook vol ijzererts en silica zit, zo hard als beton wordt eens ze opdroogt.

Ondertussen staan bij de ijzermijn nog twee andere dammen op springen, zegt Samarco. Daarbij zouden reservoirs met afvalwater kunnen leeglopen. Mogelijk stortten de dammen in als gevolg van lichte aardbevingen, maar dit is niet bevestigd.

 

Sources:

http://www.demorgen.be/buitenland/toxische-modderstroom-bereikt-atlantische-oceaan-na-verwoestende-tocht-van-500-kilometer-b08c7540/

http://metatv.org/le-bresil-frappe-par-la-pire-catastrophe-ecologique-de-son-histoire

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